Tomas, huit ans, a participé dimanche à son premier mini-triathlon. Un véritable exploit car l'enfant a été amputé des deux jambes à la naissance. S'il peut courir aujourd'hui, c'est grâce à des prothèses à ressorts similaires à celle de l'athlète sud-africain Oscar Pistorius.
Tout avait pourtant mal commencé pour Tomas Klein. Né sans péroné, l'enfant avait dû subir une double amputation au-dessus des genoux dès après la naissance. “ Tomas sait qu'il est différent des autres ”, explique son père, Keith. “ Mais nous l'avons laissé grandir aussi normalement que possible. Il fréquente une école primaire classique, comme tous les enfants de son âge. Et il a appris à tirer son plan. ”
Tomas se déplace en chaise roulante ou avec le concours de lourdes prothèses. Mais voici quatre ans, petite révolution pour l'enfant. Vous vous rappelez sans doute ce sprinter sud-africain, doublement amputé lui aussi, qui avait failli participer aux Jeux olympiques de Pékin. Oscar Pistorius entendait se mesurer aux valides. Grâce à des prothèses sur ressorts révolutionnaires. Et bien, le petit Tomas dispose du même équipement. Et comme son modèle, désormais, il court, il court...
Dimanche dernier, il a même participé au premier Iron Kids en région anversoise.
Après deux longueurs dans la piscine, son papa l'a extrait du bassin. Placé dans son vélo spécialement conçu pour handicapés, Tomas a pédalé... des bras comme un forcené. Avant d'enfiler ses prothèses high-tech pour parcourir, sous les applaudissements nourris, le kilomètre qui le séparait de l'arrivée.
Qu'est-ce qui fut le plus difficile? “ La course à pied ”, répond sans hésiter Tomas. “ Car le sol était inégal. Ça montait, ça descendait. Mais cela m'a quand même réussi! ”
Tout le monde, dans sa petite ville de Neerpelt, connaissait déjà Tomas. Désormais, c'est presque une star! Et que voudrait-il faire plus tard? “ Vous savez, il est comme tous les petits garçons ”, nous confiait hier son père. “ Tomas rêve de devenir policier ou vétérinaire... ”